Mais oui, ton soleil à peau de glace
Mais oui tes sombres couleurs plus froides
Il est seize heures trente
Qu’importe, s’il est seize heures trente
Je capte 
à ton poignet 
encore                                     un battement
Puis tu te suspends 
tu retiens ton souffle
tu es gisante la pierre sur mon corps
je retiens mon propre étouffement
tu es le Nord de la colline à jamais
Attends,tout de même
je te donne
ma mémoire où parfois tu pourras apparaître
un bruit de pas dans la cuisine
Disparue et présente
des chaises que l’on déplace, le rire des joueurs de carte

Ou bien le silence

Ta voix, je ne sais plus en oubli familier
Ou ton parfum que porte une étrangère
Et la maison vendue où je reviens te voir

 

DB